Dévoilement de la lauréate du Prix Alvine-Bélisle 2025
La Fédération des milieux documentaires est heureuse d’annoncer que le Prix Alvine-Bélisle 2025 a été remis à Laurie Léveillé pour Coup Bas, publié aux éditions La courte échelle, lors de l’inauguration du Congrès des professionnel·le·s de l’information.
Finalistes 2025

Semer des soleils de Andrée Poulin (texte) et Enzo (illustrations), éditions La courte échelle
Un jour, par la télévision allumée, la guerre entre chez Théo et son père. Dans ce roman en vers tout en finesse, chaque mot a son importance. Andrée Poulin y aborde, avec justesse et pertinence, l’incompréhension et l’impuissance d’un enfant sensible et attachant (et celles de son parent) face à la guerre. Les illustrations d’Enzo ponctuent à merveille le texte et lui donnent encore plus de force. Les très courts chapitres font entrer les lecteurs.trices dans des instants du quotidien de Théo où la guerre et les réflexions engendrées par celle-ci prennent de plus en plus de place. Jusqu’à ce que certaines rencontres redonnent espoir au garçon et l’incitent à se mettre en action…

Quand ils sont venus de Andrée Poulin (texte) et Sophie Casson (illustrations), Éditions de l’Isatis
Andrée Poulin, fidèle à sa plume, rigoureuse, propose aux lecteurs.trices une histoire qui fait réfléchir. Inspirée par le poème écrit par Martin Niemöller , elle raconte l’ascension progressive du régime nazi et des persécutions (contre les juifs, les catholiques, les syndicalistes, les communistes et les autres). La répétition narrative est renforcée par les détails de la composition graphique de Sophie Casson. Les mots pèsent beaucoup et dévoilent, dans un monde anthropomorphique,les enjeux des évènements du passé afin de nous rappeler les éventuelles conséquences de nos gestes (l’indifférence, l’injustice, l’intolérance, la passivité, la haine, la discrimination, le racisme). « Ce ne sont pas mes affaires » En effet, c’est l’affaire de nous tous! Est-ce qu’une lueur d’espoir est suggérée? Lisez jusqu’à la toute dernière page pour le découvrir!

Le livre aspirateur de Jocelyn Boisvert (texte) et Enzo (illustrations), Éditions Michel Quintin
Alice, une jeune lectrice téméraire, est aspirée dans l’univers de son livre où sont piégés à la page 7, d’autres lecteurs depuis des semaines. Pour se rendre à la dernière page du livre et se délivrer du sort, ils devront franchir la page 8 en affrontant le dragon qui coince la suite du récit. Ensemble, ils tenteront par tous les moyens de franchir les pages suivantes pour se libérer de l’histoire dans laquelle ils sont emprisonnés. Le lecteur est convié à une lecture ludique de pages entremêlées. Les illustrations d’Enzo apportent un complément humoristique dans le monde parallèle d’Alice. Une bande dessinée à glisser entre les mains de tous les lecteurs.

Coup bas de Laurie Léveillé, Éditions La courte échelle
Coup bas est un court texte coup de poing s’adressant aux ados. Nous faisons la connaissance de Sam qui relate sous forme de monologue la tragédie qu’elle a vécue lors d’un party d’Halloween. L’autrice, issue du milieu théâtral, écrit dans un style très oral ce qui permet aux lecteurs.trices d’accéder aux pensées intérieures les plus intimes de Sam et de revivre les émotions qui l’ont habitée lors de cet événement. La force de ce « micro » livre est également de proposer une finale sortant des sentiers battus, qui nous laissera sans aucun doute KO en démontrant que la résilience et la reconstruction sont possible.

Au bord de l’errance de Valérie Fontaine, Éditions Leméac
Au bord de l’errance nous plonge dans la réalité bouleversante d’une famille monoparentale contrainte de quitter son logement et de chercher un nouveau toit. À travers une narration en alternance, Valérie Fontaine donne voix à Julia et à son fils William, révélant leurs inquiétudes, leurs sacrifices et leurs élans d’espoir. Premier roman pour jeunes adultes de l’autrice, cet intense récit capte avec justesse les contradictions intimes des personnages et soulève des questions universelles sur la résilience et le lien familial. Grâce à une plume réaliste et efficace, Fontaine insuffle aux voix narratives une authenticité qui touche directement ses lecteurs et lectrices.
Le dévoilement des gagnant·e·s a lieu le 4 novembre 2025 lors du Congrès des professionnel·le·s de l’information.
Lauréats
- 1974 – Anne Vallières, Ouram
- 1975 – Suzanne Martel, Jeanne, fille du Roy
- 1976 – Monique Corriveau, Les saisons de la mer
- 1977 – Bernadette Renaud, Émilie, la baignoire à pattes et Louise Pomminville, Ma vache Bossie
- 1978 – Henriette Major, L’Évangile en papier
- 1979 – Gabrielle Grandbois-Paquin, La petite fille aux yeux rouges
- 1980 – Gilles Vigneault, Les quatre saisons de Piquot
- 1981 – Robert Soulières, Le visiteur du soir
- 1982 – Lucie Ledoux, Le voyage à la recherche du temps
- 1984 – Marie-Louise Gay, La sœur de Robert
- 1985 – Bertrand Gauthier, Zunik
- 1986 – Chrystine Brouillet, Le complot
- 1987 – David Schinkel et Yves Beauchesne, Aller-Retour
- 1988 – Marie-Francine Hébert, Venir au monde
- 1989 – Gilles Gauthier, Ne touchez pas à ma Babouche
- 1990 – Sonia Sarfati, Sauvetages
- 1991 – Christiane Duchesne, La vraie histoire du chien de Clara Vic
- 1992 – Claudine Farcy, Pleine crise
- 1993 – Michèle Marineau, La route de Chlifa
- 1994 – François Gravel, Klonk
- 1995 – Jean Bélisle, À propos d’un bateau à vapeur
- 1996 – Hélène Vachon, Le sixième arrêt
- 1997 – Jacques Lazure, Le rêve couleur orange
- 1998 – Jasmine Dubé, L’ourson qui voulait une Juliette
- 1999 – Michel Noël, La ligne de trappe
- 2000 – Christiane Duchesne, Edmond et Amandine
- 2001 – Nathalie Loignon, Christophe au grand cœur
- 2002 – Gilles Tibo, La petite fille qui ne souriait plus
- 2003 – Marie-Francine Hébert, Mon rayon de soleil
- 2004 – Marie-Francine Hébert, Nul poisson où aller
- 2005 – Marie-Louise Gay, Stella, princesse de la nuit
- 2006 – Pierre Pratt, Le jour où Zoé zozota
- 2007 – Élaine Turgeon, Ma vie ne sait pas nager
- 2008 – Gilles Tibo, Ma meilleure amie
- 2009 – Charlotte Gingras, Ophélie
- 2010 – Christiane Duchesne, La vengeance d’Adeline Parot
- 2011 – Maryse Pelletier, Un couteau sur la neige
- 2012 – Charlotte Gingras, Guerres
- 2013 – François Gravel, Hò
- 2014 – Marianne Dubuc, Le lion et l’oiseau
- 2015 – Patrick Doyon et André Marois, Le voleur de sandwichs
- 2016 – Rogé, Hochelaga mon quartier
- 2017 – Isabelle Arsenault et Fanny Britt, Louis parmi les spectres
- 2018 – Amélie Dumoulin, Fé verte
- 2019 – Jonathan Bécotte, Maman veut partir
- 2020 – Jean-Christophe Réhel, Peigner le feu
- 2021 – Jacques Goldstyn, Le tricot
- 2022 – Carole Tremblay et Élodie Duhameau, La guerre des bébés
- 2023 – Paul Tom et Mélanie Baillargé, Seuls
- 2024 – Marc-André Dufour-Labbé, Carreauté Kid
Le Prix vise à souligner l’excellence de la littérature jeunesse canadienne de langue française (0 à 17 ans), ainsi qu’à encourager, promouvoir et reconnaître la richesse de la littérature jeunesse d’ici. Originellement décerné par la Canadian Library Association (CLA) au meilleur livre publié au cours de l’année, ce prix est renommé le prix Alvine-Bélisle, du nom d’une pionnière de la bibliothèque scolaire et de la littérature jeunesse au Canada.
Depuis 1974, l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED) et aujourd’hui la Fédération des milieux documentaires (FMD) a pris la responsabilité du secteur français pour l’attribution de ce prix. Depuis 2016, le prix est remis lors du Congrès des professionnel·le·s de l’information.