Prix Alvine-Bélisle

Découvrez les lauréates du Prix Alvine-Bélisle 2026

La Fédération des milieux documentaires est heureuse de vous dévoiler les lauréates du Prix Alvine-Bélisle 2026. Le dévoilement a eu lieu ce matin lors du Congrès des professionnel·le·s de l’information, à la Grande Bibliothèque (BAnQ).

Félicitations à Erika Soucy et Geneviève Bigué pour leur œuvre, La maison cachette, parue aux Éditions La Pastèque!

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Finalistes 2026

De l’or dans les fissures de Katerine Martin, Éditions de l’Isatis

Dans cet audacieux album, le lecteur accompagne une adolescente confrontée à la douloureuse épreuve de la dépression. Peu à peu, des signes s’immiscent sournoisement dans son quotidien et les fissures se multiplient jusqu’au jour où tout vole en éclats. Sa mère la réconforte, tandis qu’un psychologue l’aide à traverser ce brouillard.  Son frère, quant à lui, l’apaise en trouvant des mots rassurants, inattendus. À son retour du Japon, il lui expose une pratique japonaise, le Kintsugi, qui consiste à réparer les objets brisés en soulignant leurs fissures avec de l’or. Cette pratique devient une puissante métaphore de la résilience et de la reconstruction. En mettant en lumière les cicatrices plutôt qu’en les dissimulant, elle transforme les blessures en traces précieuses et porteuses de sens. Par ailleurs, les illustrations de Katerine Martin s’harmonisent admirablement avec le récit et accompagnent avec sensibilité le cheminement de l’adolescente vers la lumière. Écrit avec délicatesse et ponctué de touches poétiques, cet album jeunesse aborde avec justesse le mal-être de l’adolescente et offre un message d’espoir empreint de douceur.

Je suis un volcan de Mélina Schoenborn, Éditions Leméac

Un premier roman pour les ados né de la délicate plume conceptrice de Mélina Schoenborn. L’autrice présente graduellement le personnage vedette de l’histoire, une fille qui se sent comme un vrai volcan qui est prêt à éclater. À l’intérieur de cette âme, c’est la souffrance causée par le chaos imposé par le Parasite (le chum de la mère). Les mots incarnent la puissance de la voix bouillonnante et invitent le lecteur à lire de beaux vers poétiques qui portraitisent, qui structurent la larve de ce volcan. Toute cette chaleur intérieure a l’effet d’un vent glacial dans un contexte de violence domestique. Encouragez les jeunes à le lire et à laisser leur volcan s’extérioriser!

La maison cachette d’Erika Soucy (texte) et Geneviève Bigué (illustrations), Éditions La Pastèque

Cette poignante bande dessinée, née de la collaboration entre l’autrice Erika Soucy et l’illustratrice Geneviève Bigué, aborde avec une immense délicatesse le sujet tabou des violences intrafamiliales. À travers le regard juste et touchant de Tania, une fillette de huit ans, le lectorat suit la fuite d’une mère et de ses enfants face aux colères d’un père omniprésent. Leur trajectoire les mène vers la « maison cachette », un centre d’accueil sécurisant où la parole se libère et où commence une nécessaire reconstruction. L’œuvre se distingue par sa puissance visuelle : le graphisme évolue subtilement, passant de tonalités initialement sombres et froides à des couleurs chaudes et lumineuses au fil de leur mise à l’abri. Sans jamais nommer directement la violence, cet album nécessaire réussit le tour de force de transformer un récit douloureux en un vibrant message d’espoir et de bienveillance.

La ville nous parle de Marie-Dina Salvione (texte) et Laurent Pinabel (illustrations), Éditions du passage

La ville nous parle est un documentaire jeunesse où l’habile narration sert de fil conducteur à la découverte du patrimoine québécois, canadien et mondial. Qu’est-ce que le patrimoine ? Pourquoi devons-nous le protéger? Ma cabane dans l’arbre fait-elle partie du patrimoine? Deux personnages prennent tour à tour la parole afin de nous faire découvrir, à travers des exemples de monuments historiques importants mais aussi des bâtiments de tous les jours, ce qui est important pour les habitants d’un quartier, d’une ville, d’une culture. L’album est aussi parsemé des pages présentant un magnifique glossaire illustré, qui devient un outil permettant aux familles d’observer les éléments patrimoniaux qui nous entourent et de comprendre leur valeur. Un livre qui donne envie de sortir dehors pour découvrir le monde qui nous entoure!

Prends un numéro!  de Tania Baladi (texte) et Audrey Malo (illustrations), Éditions Fonfon

Afin de traverser la forêt, les animaux doivent prendre un numéro et attendre leur tour. Leur patience est mise à rude épreuve alors qu’ils sont de plus en plus nombreux à attendre en file. Mais pourquoi doivent-ils attendre ? C’est avec humour et finesse que l’autrice Tania Baladi explore les thèmes de la patience, de l’obéissance et de notre rapport aux règles. Le texte s’appuie sur des formules répétitives qui rythment la narration. Les illustrations très colorées et expressives d’Audrey Malo donnent vie à cette réflexion philosophique sur le sens des règles. L’album se distingue par sa façon d’aborder des questions complexes avec simplicité et encourage les enfants à s’interroger et à échanger.

Lauréats

Le Prix vise à souligner l’excellence de la littérature jeunesse canadienne de langue française (0 à 17 ans), ainsi qu’à encourager, promouvoir et reconnaître la richesse de la littérature jeunesse d’ici. Originellement décerné par la Canadian Library Association (CLA) au meilleur livre publié au cours de l’année, ce prix est renommé le prix Alvine-Bélisle, du nom d’une pionnière de la bibliothèque scolaire et de la littérature jeunesse au Canada.

Depuis 1974, l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED) et aujourd’hui la Fédération des milieux documentaires (FMD) a pris la responsabilité du secteur français pour l’attribution de ce prix. Depuis 2016, le prix est remis lors du Congrès des professionnel·le·s de l’information.