Mercredi 5 novembre 9:00 – Salon OCLC
Alors que la censure bat des records aux États-Unis, et affecte surtout les œuvres par ou avec des groupes marginalisés, les enjeux liés à la liberté intellectuelle au Canada et au Québec sont loin d’être similaires, tant dans leur ampleur que leur nature et leur documentation. Au Canada, la FCAB compile des données via l’Enquête annuelle des contestations depuis 2006, mais c’est seulement depuis 2024 qu’elle offre une base de données publique. Si cet outil est prometteur, il révèle une grande sous-représentation du Québec.Cette communication vise à explorer la possibilité de concevoir un outil technologique propre au Québec pour documenter les contestations en bibliothèque, qui pourrait soutenir les pratiques professionnelles, en tenant compte à la fois des enjeux liés à la liberté intellectuelle et à la justice sociale. Elle proposera un état des lieux et identifiera des pistes concrètes — technologiques et non technologiques — pour mieux soutenir les bibliothécaires dans leur pratique. Elle offrira aussi des réflexions sur les relations entre liberté intellectuelle et justice sociale.
• Cette conférence est offerte dans le cadre du Colloque de la CBPQ
Hind Obad Fathallah

Hind Obad Fathallah est bibliothécaire, récemment diplômée de la maîtrise en sciences de l’information (M.S.I.) à l’EBSI. Elle détient également une maîtrise en relations internationales (M. Sc.) de Sciences Po Lyon en France. Ayant débuté sa carrière en évaluation de programme, dans la coopération internationale puis dans le milieu communautaire québécois, elle a également travaillé sur divers projets de recherche, communautaires et académiques. Elle s’intéresse particulièrement aux questions d’inclusion, de justice sociale et d’ancrage communautaire des bibliothèques.
Marie D. Martel

Marie D. Martel est professeure agrégée à l’EBSI de l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur la bibliothéconomie critique, l’inclusion sociale, la littératie communautaire et les impacts de l’IA. Elle s’intéresse au design des bibliothèques comme tiers-lieux participatifs, particulièrement auprès des jeunes, des aîné·e·s et des personnes issues de l’immigration. Elle collabore avec plusieurs centres de recherche et s’implique activement dans la promotion de l’éducation ouverte et des projets wikipédiens.