Deepfakes : les bibliothèques en première ligne de la cyberrésilience

Jeudi 6 novembre 10:00 – Salon OCLC

Les deepfakes ne sont pas qu’une menace technologique : ils attaquent la confiance, manipulent les comportements et fragilisent la démocratie. Notre recherche a démontré qu’une approche éducative immersive — création encadrée de contenus synthétiques et réflexion critique en cinq étapes — transforme la posture des personnes citoyennes. D’observatrices passives, elles deviennent des actrices responsables, capables de déconstruire et de contrer la désinformation dans leur entourage. Dans ce combat, les bibliothèques occupent une place centrale. Accessibles à toutes et tous, présentes sur tout le territoire, crédibles et expertes en littératie informationnelle, elles sont idéalement positionnées pour diffuser cette approche et renforcer la vigilance critique. En allant au-delà de leur rôle traditionnel de gardiennes du savoir, elles se transforment en véritables remparts contre la manipulation numérique. Cette conférence explorera comment les bibliothèques, au cœur des communautés, peuvent incarner une réponse institutionnelle forte et durable : développer la cyberrésilience des personnes citoyennes face à la désinformation amplifiée par l’intelligence artificielle.

Nadia Naffi

Nadia Naffi est professeure agrégée en technologie éducative à l’Université Laval. Ancienne titulaire de la Chaire de leadership en enseignement sur les pratiques pédagogiques innovantes en contexte numérique – Banque Nationale (2019-2025) et co-responsable de l’axe Éducation et capacitation de l’OBVIA (2021-2025), elle consacre ses recherches à l’utilisation critique, éthique et responsable de l’intelligence artificielle dans l’apprentissage tout au long de la vie et à l’agentivité numérique face aux hypertrucages et à la désinformation augmentée par l’IA. Son objectif est clair : outiller citoyens et institutions pour contrer les menaces informationnelles émergentes, protéger les populations vulnérables et renforcer la cyberrésilience collective dans un monde où la frontière entre vrai et faux devient de plus en plus difficile à tracer.